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Site internet gratuit : ce que cachent les offres à 0 €

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Un dimanche soir, vous ouvrez une plateforme qui promet un site internet gratuit, vous choisissez un modèle et, deux heures plus tard, votre page est en ligne. Le lendemain, vous remarquez l'adresse à rallonge, le bandeau publicitaire en bas de page et les fonctions grisées, réservées aux formules payantes. Voici ce que cachent ces offres à 0 €, et les cas où elles restent un choix raisonnable.

Ce que contient vraiment une formule gratuite

De nombreux créateurs de sites en ligne proposent une formule gratuite. Elle sert de vitrine à leurs offres payantes : vous pouvez construire un site complet, mais plusieurs éléments restent bloqués tant que vous ne prenez pas d'abonnement.

Une adresse qui ne vous appartient pas

Sans abonnement, votre site s'affiche à une adresse du type votre-commerce.nom-de-la-plateforme.com, qu'on appelle un sous-domaine. Elle est longue, difficile à dicter au téléphone, et elle signale au visiteur que le site a été fait gratuitement. Surtout, elle dépend de la plateforme : vous ne pourrez pas l'emporter si vous partez.

La publicité de la plateforme

Une formule gratuite affiche en général une mention ou un bandeau qui fait la promotion de l'outil utilisé. Vos clients voient donc, sur votre propre site, une invitation à créer le leur ailleurs. Pour un restaurant ou un artisan qui soigne son image, ce détail peut suffire à donner une impression d'amateurisme.

Des fonctions réservées aux formules payantes

Les fonctions utiles à un commerce sont souvent celles que la formule gratuite limite : nom de domaine personnalisé, paiement en ligne, réservation, statistiques détaillées, espace de stockage. Les conditions varient d'une plateforme à l'autre et peuvent changer. Lisez le comparatif des formules avant de passer des soirées sur la mise en page.

Les coûts que l'on ne voit pas au départ

Même sans facture, un site gratuit a un coût. Trois postes passent souvent inaperçus au moment de l'inscription :

  • L'adresse e-mail : sans nom de domaine, impossible d'écrire depuis une adresse du type contact@votre-commerce.fr. Vous restez sur une messagerie gratuite, moins rassurante pour un client qui compare plusieurs devis.
  • Votre temps : choisir un modèle, écrire les textes, recadrer les photos, régler l'affichage sur mobile. Ces heures se prennent souvent le soir ou le week-end.
  • Le déménagement : un site construit sur une plateforme ne se déplace pas tel quel. Le jour où vous voulez en changer, vous récupérez au mieux vos textes et vos images, et tout le reste est à refaire.

Passer à une formule payante règle une partie de ces problèmes, mais transforme le site gratuit en abonnement, à comparer comme tel. L'article sur l'adresse mail professionnelle explique pourquoi une adresse à votre nom inspire davantage confiance.

Les autres offres « gratuites » à examiner de près

Le mot « gratuit » apparaît aussi dans des offres de prestataires. Un « site offert » s'accompagne souvent d'un abonnement mensuel pour l'hébergement, la maintenance ou le référencement, parfois avec un engagement de plusieurs années. Le prix du site se retrouve alors réparti dans les mensualités. Avant de signer, suivez la méthode présentée pour comparer un site en abonnement et un achat unique.

Les logiciels libres comme WordPress se téléchargent gratuitement. Pour en faire un site, il faut pourtant payer un hébergement et un nom de domaine, parfois un thème ou des extensions, et consacrer du temps aux mises à jour. Enfin, un service gratuit peut s'arrêter : Google a ainsi fermé en 2024 les petits sites qu'il permettait de créer depuis la fiche d'établissement, et leurs propriétaires ont dû trouver une autre solution.

Quand le gratuit fait l'affaire

Un site gratuit n'a rien de honteux. Dans certaines situations, c'est même le choix le plus sensé :

  • vous testez une idée avant de créer votre entreprise, par exemple une activité de traiteur le week-end ;
  • vous avez besoin d'une page temporaire pour un événement, un marché de Noël ou une boutique éphémère ;
  • votre activité démarre et vous ne voulez engager aucune dépense tant qu'elle n'a pas fait ses preuves ;
  • vous aimez la mise en page et considérez ce temps comme un loisir.

Dans tous ces cas, gardez une règle en tête : n'imprimez pas l'adresse gratuite sur des supports durables, comme une enseigne, un véhicule ou un gros tirage de cartes de visite. Il faudrait tout refaire le jour où le site change d'adresse.

Réservez dès maintenant votre nom de domaine, même si votre site reste gratuit. De nombreux bureaux d'enregistrement proposent une redirection simple vers une autre adresse : vos cartes affichent votre-commerce.fr, et le jour où vous passez à un vrai site, l'adresse imprimée reste la même.

Quand il finit par coûter plus cher

Le calcul change dès que le site doit vous amener des clients. Un restaurant qui veut des réservations, une boutique qui vend en ligne ou un artisan qui attend des demandes de devis via Google a besoin d'une adresse à son nom, de fonctions fiables et d'un affichage rapide sur mobile.

Additionnez alors les mois d'abonnement nécessaires pour débloquer les fonctions utiles, les heures passées, puis la refonte complète le jour où la plateforme ne suffit plus. Le comparatif Wix, Squarespace ou agence détaille ce calcul sur plusieurs années. À titre de repère, un site one page créé par notre agence coûte 600 € HT, prix ferme, et le détail des options figure sur la page des tarifs.

En résumé

  1. Écrivez en une phrase ce que le site doit vous apporter : une simple présence, des appels, des réservations ou des ventes.
  2. Si une formule gratuite suffit, réservez quand même votre nom de domaine et redirigez-le vers la page gratuite.
  3. Si le site doit attirer des clients, comparez le coût sur trois ans d'un abonnement payant et d'une création à prix fixe, en comptant votre temps.