Google Search Console : les rapports à surveiller chaque mois
Votre site est en ligne depuis des mois, mais sur quelles recherches apparaît-il ? Combien de personnes voient votre lien sans jamais cliquer, et quelles pages Google n'a pas retenues ? Google Search Console répond gratuitement à ces questions, à condition de savoir quels rapports ouvrir.
Installer Google Search Console
La Search Console est l'outil que Google met à disposition des propriétaires de sites pour suivre leur présence dans ses résultats. L'installation prend un quart d'heure.
- Connectez-vous avec un compte Google qui vous appartient, de préférence celui de votre entreprise.
- Ajoutez une propriété. Le type « domaine » couvre toutes les adresses de votre site, avec ou sans www, et se valide par un enregistrement DNS chez le gestionnaire de votre nom de domaine. Le type « préfixe d'URL » ne couvre qu'une adresse précise, mais propose d'autres méthodes de validation, comme un fichier à déposer sur le site.
- Validez la propriété, seul ou avec l'aide de la personne qui gère votre site.
- Patientez quelques jours : les premières données apparaissent progressivement.
Si un prestataire a installé l'outil pour vous, demandez à être déclaré propriétaire. L'accès doit rester à votre nom, même si vous changez de prestataire.
Le rapport sur les performances
C'est le rapport le plus parlant. Il affiche, sur les seize derniers mois au maximum, quatre indicateurs :
- les clics : le nombre de visites venues des résultats de Google ;
- les impressions : le nombre de fois où un lien vers votre site s'est affiché dans les résultats ;
- le CTR, ou taux de clic : la part des impressions qui ont donné un clic ;
- la position moyenne de vos pages dans les résultats.
Les onglets Requêtes et Pages
L'onglet Requêtes liste les recherches pour lesquelles votre site est apparu. Vous y découvrez le vocabulaire réel de vos clients, souvent différent du vôtre. Certaines recherches rares ne sont pas affichées pour protéger la vie privée des internautes, les totaux ne correspondent donc pas toujours à la somme des lignes. L'onglet Pages montre quelles pages attirent ces visites.
Trois lectures utiles
- Filtrez les requêtes qui contiennent le nom de votre ville pour mesurer votre visibilité locale.
- Repérez les requêtes avec beaucoup d'impressions et peu de clics : le titre ou la description de la page mérite d'être réécrit.
- Comparez une période avec la précédente ou avec la même période de l'année passée, surtout si votre activité est saisonnière.
Pour transformer ces requêtes en pages, appuyez-vous sur notre méthode pour trouver les bons mots-clés locaux.
Indexation et sitemaps : Google voit-il vos pages ?
Le rapport sur l'indexation des pages
Une page indexée est une page que Google a enregistrée et qu'il peut afficher. Ce rapport sépare les pages indexées de celles qui ne le sont pas, avec la raison pour chaque groupe. Beaucoup d'exclusions sont normales : anciennes adresses redirigées, pages en double, pages volontairement masquées.
Inquiétez-vous en revanche si une page importante, comme une page de service ou la page contact, figure parmi les pages non indexées. Une cause fréquente après une mise en ligne : une consigne « noindex », qui demande à Google de ne pas indexer la page, oubliée depuis la phase de construction. Une fois le problème corrigé, l'outil d'inspection d'URL, en haut de l'écran, permet de vérifier la page et de demander son indexation.
Le sitemap
Le sitemap est un fichier qui liste les pages de votre site à l'intention des moteurs de recherche. La plupart des outils de création de sites le génèrent automatiquement, souvent à l'adresse votre-site.fr/sitemap.xml. Déclarez-le dans le rapport Sitemaps, puis vérifiez qu'il est lu sans erreur et que le nombre de pages découvertes correspond à peu près à votre site. Après une refonte, déclarez à nouveau le sitemap s'il a changé d'adresse.
Expérience, liens et sécurité
Les Core Web Vitals
Ce rapport classe vos pages en trois groupes, bonnes, à améliorer ou lentes, sur mobile et sur ordinateur, à partir des visites réelles d'utilisateurs de Chrome. Un site peu fréquenté peut afficher un manque de données, ce qui n'a rien d'anormal. L'article sur la vitesse du site et les Core Web Vitals explique les trois indicateurs et les corrections possibles.
Le rapport sur les liens
Il liste les sites qui pointent vers le vôtre, vos pages les plus citées et les textes utilisés dans ces liens, ainsi que vos liens internes. C'est l'endroit où suivre les fruits de vos démarches pour obtenir des liens locaux. Les liens douteux venus de sites inconnus sont courants : Google les ignore généralement, inutile de vous en alarmer.
Actions manuelles et problèmes de sécurité
Ces deux rapports doivent rester vides. Le premier signale une sanction appliquée par une personne de l'équipe de Google, le second un piratage ou un contenu dangereux détecté sur votre site. Google envoie aussi des alertes par e-mail aux propriétaires en cas de problème important, d'où l'intérêt d'utiliser une adresse que vous consultez.
Une routine de vingt minutes par mois
- Ouvrez les performances sur les trois derniers mois et comparez-les à la période précédente.
- Notez les cinq requêtes qui progressent et celles qui reculent.
- Repérez une page avec beaucoup d'impressions et peu de clics, et réécrivez son titre.
- Vérifiez que vos pages importantes sont toutes indexées.
- Jetez un œil aux Core Web Vitals, aux actions manuelles et aux problèmes de sécurité.
- Consignez vos modifications avec leur date, pour relier les évolutions à vos actions.
Par où commencer
- Installez la Search Console cette semaine, ou récupérez l'accès propriétaire auprès de votre prestataire.
- Déclarez votre sitemap et vérifiez que vos pages principales sont indexées.
- Bloquez dans votre agenda vingt minutes le premier lundi de chaque mois.
Si les requêtes révèlent des sujets sans page dédiée, un blog ou des pages de services supplémentaires peuvent y répondre. Ces options sont détaillées dans nos tarifs.