Formulaire de contact : simple, efficace et sans spam
Un client remplit votre formulaire de contact pendant sa pause déjeuner, appuie sur « Envoyer », et son message part vers une adresse que plus personne ne consulte. Il n'aura jamais de réponse, et vous ne saurez jamais qu'il vous a écrit. Un bon formulaire tient en quelques champs, mais sa fiabilité se règle en coulisses.
Trois ou quatre champs, pas davantage
Plus le formulaire est long, plus le visiteur risque de renoncer, surtout sur un téléphone. Pour une prise de contact, l'essentiel tient en peu de choses :
- le nom, en un seul champ ;
- un moyen de répondre : e-mail ou téléphone, au choix du client ;
- le message, avec un court exemple de ce qui vous aide à répondre ;
- un sujet en liste déroulante, facultatif, si vous recevez des demandes très différentes.
Affichez le nom de chaque champ au-dessus de la case, en plus du texte grisé à l'intérieur, qui disparaît dès qu'on commence à écrire. Sur mobile, des champs bien paramétrés affichent le bon clavier : l'arobase pour l'e-mail, le pavé numérique pour le téléphone. Pour des demandes de prix détaillées, un formulaire dédié fonctionne mieux, comme le montre l'article sur la demande de devis en ligne.
Après l'envoi : rassurer tout de suite
Une fois le bouton pressé, le visiteur doit savoir sans ambiguïté que son message est parti. Remplacez le formulaire par un message clair, ou affichez une page de remerciement, avec votre délai de réponse habituel. Par exemple :
« Merci, votre message est bien arrivé. Je vous réponds sous deux jours ouvrés. Pour une urgence, appelez le 06 XX XX XX XX. »
En cas d'erreur, le message doit dire précisément quoi corriger, par exemple une adresse e-mail incomplète, sans effacer ce que la personne a déjà tapé. Évitez aussi de renvoyer le visiteur vers l'accueil sans explication : il croira que son envoi a échoué, puis recommencera ou abandonnera. Un e-mail automatique de confirmation rassure également, à condition de partir d'une adresse à votre nom de domaine.
Des messages qui arrivent vraiment
Un formulaire peut fonctionner à l'écran et échouer ensuite. Vérifiez d'abord l'adresse de destination : il arrive que ce soit encore celle du prestataire, ou une ancienne boîte oubliée depuis la création du site. Si plusieurs personnes traitent les demandes, prévoyez une adresse partagée ou une copie.
Certains outils de formulaire conservent aussi une copie des messages dans un espace en ligne. C'est une sécurité utile si un e-mail se perd, à condition de supprimer régulièrement les anciennes demandes, comme le prévoit le RGPD.
L'expéditeur, un détail technique qui compte
Quand un formulaire envoie le message en se faisant passer pour l'adresse du visiteur, les messageries le classent facilement en spam. Le bon réglage consiste à envoyer depuis une adresse de votre domaine, avec l'adresse du visiteur en « répondre à ». Les réglages SPF et DKIM du domaine, présentés dans l'article sur l'adresse mail professionnelle, doivent aussi autoriser le service qui envoie ces messages.
Un test chaque mois
Une mise à jour, un changement de mot de passe ou une boîte pleine suffisent à interrompre les envois. Envoyez-vous un message de test chaque mois depuis votre téléphone, et jetez un œil au dossier des indésirables. Le contrôle prend deux minutes.
Ajoutez à vos contacts l'adresse qui envoie les messages du formulaire. Votre messagerie aura moins tendance à les classer en indésirables, et vous les repérerez plus vite dans votre boîte.
Bloquer le spam sans gêner vos clients
Dès qu'un formulaire est en ligne, des robots tentent d'y déposer des publicités ou des liens douteux. Plusieurs protections existent, de la plus discrète à la plus visible.
Le champ piège
Le champ piège, ou « honeypot », est une case invisible pour les visiteurs, que les robots remplissent machinalement. Tout message où elle est remplie est rejeté. Cette protection ne demande aucun effort au client, à condition que la case soit aussi ignorée par les lecteurs d'écran. Un contrôle du délai de remplissage, trop court pour un humain, la complète bien.
Les captchas
Un captcha demande de prouver que l'on est humain : cocher une case, reconnaître des images, ou rien du tout quand l'outil analyse le comportement en arrière-plan. Les versions visibles freinent certains clients et gênent les personnes qui utilisent un lecteur d'écran. Certains services transmettent aussi des données à un tiers ou déposent des cookies : renseignez-vous avant de choisir, et mentionnez-le dans votre politique de confidentialité.
La mention RGPD et les autres moyens de contact
Sous le bouton d'envoi, une ligne courte informe le visiteur, avec un lien vers votre politique de confidentialité. Par exemple : « Vos coordonnées servent uniquement à répondre à votre demande et sont conservées un an au plus. » Si vous proposez une newsletter, prévoyez une case distincte, jamais cochée d'avance. Ces règles sont résumées dans l'article sur le RGPD pour un petit site.
Le formulaire ne doit pas être le seul chemin. Affichez à côté votre numéro de téléphone, cliquable sur mobile, et une adresse e-mail en lien direct : certains clients préfèrent appeler, d'autres écrire depuis leur propre messagerie.
À faire cette semaine
- Comptez les champs de votre formulaire et supprimez ceux qui ne servent pas à répondre.
- Envoyez-vous un message de test, puis vérifiez l'adresse de destination, l'expéditeur et le dossier des indésirables.
- Ajoutez la mention d'information sous le bouton et le téléphone cliquable à côté du formulaire.
Vous recevez surtout des demandes de prix ? Un formulaire de devis avec des questions propres à votre métier vous fera gagner du temps : notre agence le propose en option à 80 € HT, comme l'indique la page des tarifs.