Nom de domaine et hébergement : les bases
Deux lignes reviennent chaque année dans le budget d'un site : le nom de domaine et l'hébergement. Elles pèsent peu sur la facture, mais une erreur à leur sujet peut couper votre site et vos e-mails sans préavis. Voici les notions à connaître pour choisir, rester propriétaire de votre adresse et signer en connaissance de cause.
Deux notions à distinguer
Le nom de domaine, votre adresse
Le nom de domaine est l'adresse de votre site, par exemple votre-boulangerie.fr. Il sert aussi à vos adresses e-mail professionnelles, du type contact@votre-boulangerie.fr. Il se loue pour une durée d'un an ou plus, renouvelable, auprès d'un bureau d'enregistrement (on parle aussi de registraire), comme OVHcloud, Gandi ou Ionos.
L'hébergement, l'endroit où vit le site
L'hébergement désigne le serveur, un ordinateur allumé en permanence, qui stocke les fichiers de votre site et les envoie aux visiteurs. Il se paie au mois ou à l'année. Sa qualité joue sur la disponibilité du site et sur sa vitesse d'affichage, que Google prend en compte.
Les deux peuvent être achetés chez le même prestataire ou séparément. Avec un créateur de sites comme Wix ou Squarespace, l'hébergement est compris dans l'abonnement.
Quel hébergement pour un petit site ?
Pour un site vitrine, un hébergement mutualisé, où plusieurs sites partagent le même serveur, suffit dans la plupart des cas. Regardez surtout la localisation des serveurs (en France ou dans l'Union européenne, ce qui simplifie le respect du RGPD), l'assistance en français, les sauvegardes incluses et la possibilité d'évoluer si votre fréquentation augmente.
Choisir son nom et son extension
Le nom
Un bon nom de domaine est court, facile à dicter au téléphone et proche du nom de votre commerce. Évitez les chiffres, les orthographes ambiguës et les noms à rallonge. Si votre nom est déjà pris, ajoutez votre ville ou votre métier. Vérifiez aussi qu'il ne reprend pas une marque déposée par quelqu'un d'autre : une recherche dans la base des marques de l'INPI permet un premier contrôle.
L'extension : .fr ou .com ?
Pour une activité locale en France, le .fr est un choix naturel, car il signale tout de suite une entreprise française. Il est géré par l'Afnic, l'organisme chargé de cette extension. Le .com reste pertinent si votre clientèle est internationale.
Quand c'est possible, réservez les deux et redirigez l'un vers l'autre. Vous évitez ainsi qu'un tiers récupère l'adresse que vos clients risquent de taper par erreur.
Enregistrer le domaine à votre nom
Ce point mérite toute votre attention. Le titulaire du nom de domaine, c'est-à-dire la personne qui détient les droits sur ce nom, doit être vous ou votre entreprise. Si le domaine est au nom d'une agence ou d'un ancien salarié, le récupérer peut devenir long et compliqué en cas de désaccord ou de cessation d'activité.
Votre prestataire peut tout à fait gérer le domaine techniquement pour vous. Demandez-lui de confirmer par écrit que vous en êtes le titulaire et de vous transmettre les accès au compte du bureau d'enregistrement, ou au minimum le code de transfert (appelé aussi code d'autorisation) si vous changez un jour de prestataire.
Renouvellements et HTTPS : deux points de vigilance
Ne pas laisser expirer le domaine
Un nom de domaine non renouvelé finit par être suspendu : votre site et vos e-mails cessent de fonctionner. Après une période de grâce, il peut être remis en vente et racheté par quelqu'un d'autre.
- Activez le renouvellement automatique.
- Vérifiez que la carte bancaire enregistrée chez le registraire est toujours valide.
- Indiquez une adresse e-mail de contact que vous consultez vraiment, et qui ne dépend pas du domaine lui-même.
Le certificat HTTPS
Le HTTPS chiffre les échanges entre le visiteur et votre site ; il se reconnaît au cadenas dans la barre d'adresse. Sans lui, les navigateurs affichent un avertissement « Non sécurisé », ce qui inquiète les visiteurs et pose problème dès que le site comporte un formulaire.
La plupart des hébergeurs fournissent aujourd'hui un certificat gratuit, souvent via Let's Encrypt, renouvelé automatiquement. Vérifiez qu'il est bien activé, et que l'adresse sans HTTPS redirige vers la version sécurisée.
Ce qu'il faut vérifier avant de signer
Que vous passiez par une agence, un créateur de sites ou un hébergeur en direct, posez ces questions avant de vous engager. Les réponses doivent figurer dans le devis ou le contrat.
- Au nom de qui le domaine sera-t-il enregistré ?
- Quels seront les prix du domaine et de l'hébergement après la première année ?
- Le certificat HTTPS est-il inclus ?
- Des sauvegardes sont-elles faites, à quelle fréquence, et qui peut les restaurer ?
- Les adresses e-mail sont-elles comprises, et combien de boîtes ?
- Comment récupérer le site et le domaine si vous changez de prestataire ?
Une fois le site en ligne, les sauvegardes et les mises à jour relèvent de la maintenance du site. Prévoyez dès le départ qui s'en charge.
En pratique
- Vérifiez dès aujourd'hui qui est titulaire de votre nom de domaine actuel, et à quelle date il expire.
- Activez le renouvellement automatique et mettez à jour vos coordonnées de contact.
- Contrôlez que votre site s'ouvre bien en HTTPS, avec le cadenas.
- Pour un nouveau site, posez ces questions dès le premier échange, par exemple après une demande via le configurateur de devis.